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La cybermalveillance, ça n’arrive pas qu’aux autres !

vendredi 3 novembre 2017, par Melanie Roi

Lors du Congrès du GNI des 9 et 10 octobre 2017 et dans le cadre du Mois européen pour la cybersécurité, le GNI a accueilli le Capitaine Dominique BOGE, Officier de Liaison du Ministère de l’Intérieur et Franck Gicquel, Responsable des partenariats en charge du nouveau dispositif d’assistance aux victimes de cybermalveillance.

Qu’est-ce que la cybermalveillance ?

En 2015 80% des entreprises ont été visées par des attaques numériques. La faille la plus grande (35% des attaques) provient des collaborateurs, bien souvent malgré eux. C’est en effet l’humain qui rend un système informatique vulnérable, par la délivrance d’informations plus ou moins consciemment (un fax laissé sur un bureau, un post-it avec un mot de passe, une conversation entre deux salariés, entendue par des tiers…)

La première des préventions est donc la sensibilisation de TOUT le personnel de l’établissement du stagiaire au gérant, de la femme de chambre au plongeur du restaurant.

Les principales menaces numériques d’un établissement sont :

  • L’hameçonnage : un mail envoyé demandant des informations ;
  • L’ingénierie sociale : une personne signale quelque chose de confidentiel ;
  • Des mots de passe faibles ;
  • Des intrusions : via des petits logiciels par exemple ;
  • Des virus : dans des pièces jointes ou des liens envoyés par mail ;
  • Le déni de service distribué (DDOS) : le fait de bloquer l’accès aux utilisateurs légitimes par exemple par l’utilisation massive d’un réseau internet bloquant toute autre connexion ;
  • Le rançongiciel (Ransomware)  : petit logiciel qui récupère toutes les données d’un établissement et promet de les rendre contre une rançon (retrouver ici La Fiche Réflexe sur les rançongiciels) ;
  • L’image de marque (e-reputation)  : par des messages massifs et invasifs sur les réseaux sociaux ou autres. Retrouver ici La Fiche Réflexe sur la défiguration de site internet).

Les clefs pour prévenir les attaques

Heureusement pour la grande majorité des cas des habitudes simples sont à prendre pour éviter ces attaques.

  1. Bien choisir ses mots de passe : au moins 8 caractères avec des majuscules, des minuscules, des chiffres et si possible un caractère non-alphanumérique. Parmi les mots de passe les plus importants, celui de la boite mail est le plus sensible.
  2. Bien entretenir son système informatique : mettre régulièrement à jour les logiciels. De même il faut régulièrement effectuer des sauvegardes des données.
  3. Sécuriser ses objets connectés (smartphone, tablette, ordinateur portable) paramétrer un verrouillage automatique avec demande de mot de passe.
  4. Etre vigilent lors de l’utilisation de la messagerie
  5. Informer et former son personnel aux bons usages 
  6. Séparer les usages personnels et professionnels 

Lire ici notre article avec toutes les clefs de la cybersécurité dans un établissement HCR.

Si malgré toutes ces précautions, vous êtes victimes (en tant que professionnel ou individu) d’une cybermalveillance, une nouvelle plateforme mettant en relation victimes et prestataires vous permettra de trouver rapidement des solutions pour remédier à la menace. Rendez-vous sur : Cybermalveillance.gouv.fr

Suivez ce dispositif national d’assistance aux victimes de cybermalveillance sur Facebook et Twitter pour être régulièrement informé de l’actualité de la cybersécurité et de la publication des nouvelles Fiches Réflexes de prévention.

Pièce jointe : Présentation de cybermalveillance.fr, assistance et prévention du risque numérique.